******aa*******
CONTACT
EXTRANET
L'apiculture biologique

Comme les autres filières agricoles, l'apiculture doit respecter un règlement européen strict et soumis au contrôle afin d'obtenir la certification agriculture biologique. Les règles concernent principalement l'emplacement des colonies et les actions de l'apiculteur sur la colonie (ex. nourrissement ou médicaments vétérinaires). Elles sont appliquées en France par application du guide de lecture. La certification s'applique alors aux différents produits de la ruche : miel, gelée royale, pollen, propolis...).

Des informations plus détaillées sur le règlement bio, le guide de lecture français et les pratiques autorisée sont disponibles sur le site de la l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité) et de la FNAB (Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique) :

Le logo européen, obligatoire

Le logo français, facultatif



Vers une évolution de la réglementation

La réglementation bio est déterminée au niveau européen par un règlement, puis traduite au niveau français par un guide de lecture. Au 1er janvier 2022, cette réglementation évolue : notre partenaire, l'ITSAP - Institut de l'Abeille explique dans un article les conséquences pour l'apiculture bio.

Retrouvez complet l'article de l'ITSAP

 

Les principales évolutions en bref

  • Le renouvellement possible avec 20 % de cheptel conventionnel
  • La cire d’abeilles devient un produit « certifiable en AB » : Cela signifie que les apiculteurs bio doivent désormais utiliser de la cire certifiée bio (autrefois, "cire utilisable en AB", faute de certification).

Certains points clés pour la filière sont encore en discussion :

  • La dérogation pollinisation
Elle permettait de mettre temporairement des colonies sur des zones du butinage non bio, à des fins de pollinisation. Le miel était alors déclassé en conventionnel. Avec la nouvelle réglementation, cette dérogation disparaît.

Ainsi, à défaut d’un aménagement qui reste à construire, les colonies qui seraient ponctuellement sur des zones non conformes au cours de la saison seraient déclassées et devraient repartir en conversion pour une année, avant de pouvoir à nouveau produire du miel bio. En France, les apiculteurs bio n’ont pas la possibilité d’assurer toute l’année un positionnement des colonies sur des zones conformes. L’absence d’aménagement suite à la disparition de cette dérogation pourrait menacer la pérennité de nombreuses exploitations.


  • La dérogation « lavande »
Elle permettait que du miel produit dans un environnement composé de cultures lavandes/lavandins conventionnelles, considérées comme peu traitées, puisse être vendu en AB, sous réserve de la réalisation d’analyses libératoires de recherche de résidus dans le miel.
Cette dérogation est remise en question, laissant en suspens de nombreuses exploitations bio du sud de la France, dont le modèle économique et technique repose essentiellement sur la miellée de lavande.
   

A ce jour, les discussions entre la filière apicole et l'administration sur ces sujets n'ont pas permis d'aboutir à une nouvelle proposition pour le guide de lecture. Pour 2022, il n'y a donc pas de modification réglementaire concernant la conformité des emplacements jusqu'à ce qu'une décision soit prise.



En tant que structures technique, ADA France et l'ITSAP participent à ces discussions. L'interprofession InterApi y participe également.



Les chiffres de l'apiculture bio
Les données et chiffres cités ci-dessus sont issus de l'Observatoire du miel et de la gelée royale données 2021, publié chaque année par France Agrimer .

En 2021, la France compte près de 1300 exploitations apicoles certifiées bio ou en conversion. Cela représente 280 000 colonies et 20,8 % des apiculteurs. Ce chiffre est en constante progression : en 2015, on comptait 600 apiculteurs bio.

La majorité des exploitations apicole sont concentrées dans 4 régions : Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et Nouvelle-Aquitaine.

 

Le miel bio représente 20,8 % de la production nationale de miel.
En 2020, le miel de lavande bio était le plus produit : 19 % des volumes en bio produits en France, suivi par les miels toutes fleurs (15 %), châtaigner et montagne. Lors de cette bonne année globale pour la production de miel, le rendement moyen en apiculture bio était de 24,5 kg/colonie, comparable aux rendements conventionnels.

En 2021, la production connaît une légère baisse, à l'image de la production conventionnelle et principalement liée à une météo défavorable. Les rendements bio et conventionnels par ruche en 2021 oscillaient autour de 14 kg/ruche.


Plus de contraintes, mais une attente chez les consommateurs
Les contraintes sont plus nombreuses en apiculture bio : la conversion entraîne souvent des charges supplémentaires et la gestion de la santé des colonies est plus complexe, notamment la lutte contre varroa. C'est une production qui demande plus de technicité de manière générale.

Toutefois, le miel bio français est un produit plébiscité par le consommateur. Cela se traduit par un prix plus élevé (chiffres GMS) : 13,1 €/kg contre 10,8 €/kg pour le conventionnel. Comme pour la production nationale générale, la production française ne suffit pas à répondre aux besoins nationaux : ce déficit est compensé par des importations de provenance diverses.

 




Page mise à jour le 25/05/2022